Citations à choix de la soirée :
1. « Il n’y a pas de passeport biométrique pour les flux de capitaux. »
2. « Il faut qu’il y aie des Etats en ordre de marche. »
3. « Jamais un ministère de la culture n’a créé d’œuvres culturelles. »
4. « Les endroits pour rêver se limitent de plus en plus. »
Le 5 octobre a eu lieu à la Comédie un débat ayant pour titre Identité et mémoire : L’Est et nous, à la recherche d’une conscience européenne. Sur scène pour débattre, Florence Hartmann, journaliste et auteur spécialiste des Balkans, Michel Foucher, géographe et diplomate. Milos Lazin, metteur en scène et dramaturge, Tanja Ostojic, artiste plasticienne et performeuse et Galin Stoev, metteur en scène. Le tout est animé par Thérèse Obrecht, journaliste et présidente de Reporters sans frontières Suisse.
Le sujet est très vaste, peut-être trop vaste. Très vite, le débat se centre uniquement sur la place de l’ex-Yougoslavie au sein de l’Europe et sur la circulation de ses ressortissants au sein des frontières de l’Union Européenne. Michel Foucher, avec son discours très normé, diplomatique, devient vite aux yeux du public le méchant de l’histoire. Il y a souvent des mouvements de protestation dans le public quand il s’exprime et des sourires complices ainsi que des applaudissements quand les autres intervenants le contredisent. La question de l’identité, de notre identité me parait toujours aussi complexe, insoluble. Je ressors de la salle avec l’envie de lire L’amour et l’occident de Denis de Rougemont et de découvrir le travail de Milos Lazin. C’est déjà ça.
Le blog est actuellement rédigé par Jérôme Richer, auteur en résidence à la Comédie.