Dans l’oeuvre subversive de Elfriede Jelinek, Blanche-Neige est finalement tuée par le chasseur. La Belle au Bois Dormant vit soumise à son prince. Les héroïnes modernes se nomment Rosamunde, Jackie Kennedy ou encore Ingeborg Bachman. Dans l’univers de Elfriede Jelinek, auteure à scandale et Prix Nobel, il n’y a pas de contes. Tout juste des « drames de princesses », corrosifs et jubilatoires. Et si toutes ces figures féminines étaient destinées à mourir? Et si les contes de fées n’étaient qu’une mascarade visant à maintenir les femmes à un rang inférieur dans une société de brutes?
Elfriede Jelinek a composé cette oeuvre kaléidoscopique en l’an 2000, alors que le parti d’extrême droite de Jörg Haider entrait au gouvernement en Autriche. Une variation de La Jeune fille et la Mort en cinq tableaux. Maya Bösch, qui marque son retour à la Comédie, s’est emparée de cette écriture foisonnante. Une histoire de sexe, de domination et d’existence illusoire.