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Répéter ces mots

08 - 19 fév 2023 | Salle Modulable | Durée : Environ 4h

L'amour fou (du théâtre)

NICOLAS ZLATOFF

Théâtre | Coproduction | Suisse

Très librement inspiré de L'Amour fou de Jacques Rivette et de La Mouette de Anton Tchekhov

Nicolas Zlatoff est un expérimentateur amoureux. L’objet de son amour ? Le théâtre, évidemment. Le théâtre comme pratique, le théâtre qui se cherche et jamais ne se trouve, le théâtre à la rencontre du cinéma.

Un spectacle qui n’en est pas un, du moins pas au sens traditionnel du terme. Car c’est à une quête qu’assiste le public : celle de comédiennes et comédiens qui cherchent le bon ton, le bon geste, le parfait regard, le mot juste pour jouer La Mouette de Tchekhov.

Inspiré par L’Amour fou de Jacques Rivette, ce spectacle en forme de performance est une invitation à pénétrer les arcanes de la création et de l’interprétation théâtrales.

« Nous avions découvert et suivi le travail de Vassiliev à Moscou il y a trente ans. Il travaillait Six personnages en quête d’auteur avec une troupe italienne. Aujourd’hui, Nicolas Zlatoff, lui aussi fasciné par cette méthode / approche russe du jeu, traque chaque scène et chaque mot de La Mouette. Avec des acteurs et des actrices qui d’abord jouent les situations avec leurs propres mots, puis peu à peu insèrent le « vrai » texte. Pour saisir, digérer, imprégner le texte de sa propre sensation et vérité. Un travail fascinant dont nous avions vu un premier essai avec Le Cid, au Théâtre St-Gervais. Pour encore et toujours s’approcher à l’infini (car c’est sans fin) de ce que jouer veut dire. » NKDM

 

NICOLAS ZLATOFF

Diplômé de l’École Centrale et Docteur ès Sciences de l’INSA, cet ingénieur de formation a la fibre scientifique dans la peau. Ainsi, durant son master de mise en scène à La Manufacture, Nicolas Zlatoff cible sa recherche sur la représentation de l’acte de penser. Cette approche à la fois théorique et pratique le conduit à puiser dans une matière éclectique constituée de textes théâtraux ou non, d’auto-fictions, de vidéos, d’images, de musique et de mouvements qu’il met en scène dans des dispositifs variables. Qu’il s’agisse d’installations, de conférences, de performances ou de concerts, chacune de ses réalisations bouleverse la place du spectateur et innove le rapport à la dramaturgie.

À l’issue de sa formation en mise en scène, il crée Gaspard Productions et travaille avec le TLH-Sierre, le Musée d’Art Brut de Lausanne, l’Orchestre de Chambre de Lausanne, les actrices Valéria Bertolotto et Aline Papin. Il enseigne à la HES du Valais ainsi qu’à La Manufacture.

Actuellement, il y dirige un nouveau projet de recherche, soutenu par le Fonds National Suisse qui vise à faire interagir sur scène des acteurs en chair et en os avec des intelligences artificielles capables d’improviser du texte pour leur partenaire humain. Cette performance soulève l’épineuse question du statut de la création. 

JACQUES RIVETTE

En un demi-siècle, de 1949 à 2009, il réalise une trentaine de films et devient l’une des figures majeures de la Nouvelle Vague. Fils de pharmacien, Jacques Rivette fréquente assidûment le ciné-club du Quartier latin, où il rencontre Éric Rohmer. Critique puis rédacteur en chef des Cahiers du cinéma, Rivette est décrit par Jean Douchet comme « l’âme secrète du groupe, le penseur occulte, un peu censeur ».

Son premier long métrage, Paris nous appartient (1962), révèle quelques-unes de ses obsessions : le complot, la paranoïa, le théâtre, les rues de la capitale française, le lien entre esthétique, éthique et politique. Dans la plupart de ses films, il entretient le mystère de ce qui se trame dans l’ombre. Son deuxième film, La Religieuse (1966) sera provisoirement censuré, déclenchant un mouvement de soutien qui annonce Mai 68. Suivent deux films dans lesquels il expérimente l’alliance du plausible et du fabuleux : L’Amour fou puis Céline et Julie vont en bateau. En 1991, La Belle noiseuse lui vaut une reconnaissance critique et publique.

Chez Rivette, les femmes crèvent l’écran :  Anna Karina, Bulle Ogier, Juliet Berto, Emmanuelle Béart, Jane Birkin, Jeanne Balibar, des actrices qu’il considère comme les partenaires principales de ses créations, incarnent des héroïnes charismatiques.

Il fait fréquemment référence à d'autres arts dans ses films, notamment au théâtre, à la littérature et à la peinture. 

Des livres autour du spectacle
(​en vente à notre coin librairie)

– Anton Tchekhov, La Mouette, Actes Sud, 2022
– Racine, Andromaque, folio classique, 2021
– Anatoli Vassiliev, Sept ou huit leçons de théâtre, P.O.L, 2007
– Maria Knebel, Active Analysis, compiled and edited by Anatoli Vassiliev, Routledge, 2021

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Infos pratiques

Lieu Salle modulable

Durée environ 3h

Langue français

Âge conseillé 16+

Tarifs

Plein tarif CHF 40.-
Abonné·es d'autres théâtres, Personne accompagnant un ou une jeune de moins de 20 ans CHF 32.-
AVS, AI, Chômage, abonné·es Grand Théâtre de Genève CHF 25.-
Jeune de moins de 25 ans CHF 20.-
Corps étudiant ou apprenti CHF 12.-
Clubs aînés, Carte 20ans20francs 
CHF 10.-

Le paiement par chéquier culture est accepté à nos guichets

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PONT DES ARTS

Mises en bouche le mercredi 8, le vendredi 10 et le vendredi 17 février

Samedi à tout prix le samedi 11 février à 19h
Prix libre de CHF 5.- à CHF 50.-
En vente en ligne, au guichet ou par téléphone 48h avant.
Placement libre dans la salle.

Avec Prune Beuchat, Estelle Bridet, Cécile Goussard, Isumi Grichting, Arnaud Huguenin, Lucas Savioz, Lisa Veyrier

Très librement inspiré du film L'Amour fou de Jacques Rivette
Texte à partir de La Mouette de Anton Tchekhov et des improvisations des interprètes
Traduction André Markowicz, Françoise Morvan
Conception Nicolas Zlatoff
Scénographie et réalisation décor Pavillon Trois (Hélène Bessero, Tom Richtarch)
Lumière Aurélien Cibrario
Costumes Clément Vachelard
Assistanat à la mise en scène Coline Bardin

Production Gaspard Productions
Coproduction Comédie de Genève
Soutien ThéâtrePro Valais, Fondation Jan Michalski pour l'écriture et la littérature, Fondation suisse des artistes interprètes SIS
Avec l’aide de TLH - Sierre
Spectacle issu d’une recherche réalisée par la mission Recherche de La Manufacture - Haute école des arts de la scène - Lausanne, avec le soutien de l’Institut de recherche en musique et arts de la scène (IRMAS) et de la Haute École Spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO)

www.cargocollective.com

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