Journal

Reconsidérer Gina

17 - 20 nov 2021 | Salle Modulable | Durée : 1h

Sous influence

Nina Negri

Danse – Théâtre | Coproduction | Suisse

Très librement inspiré d’Une femme sous influence de John Cassavetes

Peter Falk sous l’œil du cinéaste John Cassavetes. Nick, contremaître de chantier, est retenu sur son lieu de travail pour une nuit. Mabel, sa femme, confie leurs enfants à sa mère et sort seule. Son besoin de tendresse et sa désinhibition donneront lieu à des incidents imprévisibles, qui pousseront son mari à la faire interner. Nina Negri revisite ce joyau du 7ème art pour traiter les questions qui la taraudent. Quelles sont les limites qu’une femme ne peut pas franchir ? Comment ouvrir de nouveaux imaginaires pour résister à la violence des injonctions sociales ? Comment le regard aimant des enfants peut déjouer l’enfermement ? Sur scène, la construction du décor en direct et la danse Krump mettent en lumière les mécanismes de la violence.

"Regarder et regarder encore le film. Chercher sa propre voie entre les images. Nina Negri raconte à partir du film. Elle cherche un chemin d’enfance issu de la pellicule à parcourir sur le plateau. Nous avions vu son travail à La Manufacture, elle a aussi accompagné Massimo Furlan et Pascal Rambert à la Comédie. Nous lui emboîtons aujourd’hui le pas." NKDM

NINA NEGRI

Une bougeotte effrénée et un appétit d’apprendre dynamisent le parcours de la jeune femme qui sillonne Paris, Rome et Verscio pendant ses études, prolonge sa formation au sein de l'École des Maîtres à Udine, Zagreb, Bruxelles, Reims, Coimbra, ainsi qu'à la Biennale de Théâtre de Venise avec Thomas Ostermeier et Jan Lauwers. Elle finalise sa formation à Lausanne en suivant le Master Mise en scène à La Manufacture – Haute école des arts de la scène.

Au sein de sa compagnie Alma Venus, elle explore la manière dont les imaginaires dominants marquent les corps des minorités et des marginaux dans des spectacles pluridisciplinaires créés à partir d’écritures de plateau. En tant que comédienne, elle a notamment travaillé avec Blandine Masson, Thomas Ostermeier, Barbara  Nicolier, Laurent  Poitrenaux, Jan Lauwers, Cesar Brie et Massimo Furlan.

Ses principales réalisations :
- GirlisaGun (2015). Spectacle conçu et mis en scène avec Isadora Pei. En abordant la construction du genre, les mécanismes d’exploitation et les processus d’autodétermination, ce spectacle vient bousculer la manière dont les travailleurs et travailleuses du sexe sont perçus dans l’imaginaire collectif.

- Carto-graphies de Corps Migrants (2016). Conçue en collaboration avec l’artiste Kahena Sanaa, cette performance présentée dans le cadre de l'exposition Le Corps Dessinant au Musée des Arts et Métiers de Paris redistribue la cartographie des trajectoires migratoires dans l'espace public, grâce à l’invention d’un nouvel alphabet de gestes, issus de l'imaginaire collectif.

M. la Multiple (2018). Par le montage de différents langages et codes scéniques, ce spectacle défie l’injonction sociale qui oppresse les femmes dans leur rapport à la maternité.

Adèle H. (2019). Performance participative avec Rébecca Balestra, Cédric Leproust et Gwenaëlle Vaudin, basée sur le témoignage d’Adèle Haenel, qui creuse le rapport entre le silence de l’omerta et la violence du pouvoir institutionnel.

Réalisation de courts films de recherche documentaire : Disobey (2016), Enquête sur la mise en scène (2017), La Huitième Élégie de Duino (2018).

JOHN CASSAVETES

Icône du cinéma indépendant américain des années 70, Cassavetes signe une œuvre en marge de la grande industrie hollywoodienne. Il excelle dans une direction d’acteurs émancipatrice, libérant ses interprètes des mécanismes scénaristiques et d’un maximum d’astreintes techniques. Placés au centre, les acteurs et actrices usent d’une liberté d’improvisation et de déplacements inédite. Le jeu s’intensifie jusqu’à déclencher des impulsions physiques qui, au-delà des mots, expriment leur degré de détresse ou de joie. Cassavetes filme les préoccupations quotidiennes de la classe moyenne américaine, avec un œil-caméra qui débusque l’intimité et la fragilité des âmes. C’est dans les fêlures que le cinéaste puise le charisme de ses personnages.

Quelques-uns de ses films :
- Shadows (1959). Ce docu-fiction aborde la discrimination raciale à laquelle un groupe de jeunes noirs et métis est confronté. Pour son premier film, Cassavetes a l’audace de traiter un sujet polémique. Tourné en décors naturels, avec des acteurs inconnus et un budget riquiqui, ce « cinéma vérité » participe à l’émergence d’une nouvelle vague new-yorkaise. Le réalisateur capte les improvisations des acteurs et des musiciens, dont un certain Charles Mingus.

- Husbands (1970). Premier film en couleurs de Cassavetes. Comme le titre l’indique, voilà une histoire de maris. Trois quadra, pères de familles et amis de longue date – interprétés par Peter Falk, Ben Gazzara et John Cassavetes lui-même – mettent le cap sur Londres après le décès brutal du quatrième larron de la bande. Loin des yeux, loin du cœur, le trio fait la noce et drague à tout va.

- Opening Night (1977). À l’instar de Mabel dans Une Femme sous influence, le personnage de Myrtle dans Opening night glisse peu à peu dans la folie. Gena Rowlands, reçoit un Ours d’argent au festival de Berlin pour cette partition à la fois sublime et tragique. Elle s’impose comme la seule interprète imaginable pour incarner le dérapage incontrôlé d’une actrice vieillissante, Myrtle, à qui l’on confie un rôle pesant. Elle est The Second Woman, détrônée par le temps. Un soir, à la sortie d’une représentation, une fan hystérique meurt sous les roues d’une voiture et sous les yeux de Myrtle. Cet accident accélère la dérive de l’actrice. Percluse de solitude, hantée par le fantôme de la disparue, Myrtle noie son angoisse dans l’alcool. En plans serrés, la caméra plonge littéralement dans les scènes suffocantes, donnant au spectateur la sensation d’être physiquement impliqué dans l’intrigue.

- Gloria (1980) résonne comme un titre prophétique. Ce film reçoit le Lion d’Or à la Mostra de Venise. Véritable consécration commerciale pour Cassavetes, il le surnomme pourtant… « l’accident » car il se démarque du reste de son registre. Pas de place pour l’improvisation, peu d’introspection, l’accent est mis sur l’action et le suspense. Gloria, ancienne maîtresse d’un parrain new-yorkais, accepte à contrecœur de s’occuper d’un enfant de six ans dont les parents et la sœur viennent d’être froidement abattus. S’engage la cavale haletante de la femme et du petit dans le dédale de la ville menaçante. Après Mabel et Myrtle, l’incontournable Gena Rowlands compose le personnage de Gloria sous l’œil de Cassavetes.

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Infos pratiques

Lieu : Salle modulable

Durée : 1h

Langue : français et anglais chanté

Âge conseillé : 10+

Infos Covid :
Conformément aux directives du Conseil fédéral, un certificat Covid, accompagné d'une pièce d'identité, est exigé dès l'âge de 16 ans pour entrer dans le théâtre et assister aux spectacles. Le port du masque est facultatif dès l'entrée dans le bâtiment.
En savoir +

Tarifs

Plein tarif : CHF 40.-
Abo JE SORS ! : CHF 30.-
Tarif réduit : CHF 25.-
AVS, AI, chômage, partenaires, Interreg, jeunes de 20 à 30 ans, adulte avec jeune de - 20 ans, Circulez!
Aux études ou en apprentissage, jeune public de - 20 ans : CHF 12.- 
Aînées et aînés, Carte 20 ans / 20 francs : CHF 10.-

Le paiement par chéquier culture est accepté à nos guichets

PONT DES ARTS

Mises en bouche : mardi 16 et vendredi 19 novembre

Bord plateau : le jeudi 18 novembre, après la représentation

Avec Laura Den Hondt, Guillaume Miramond, Dakota Simao, Mamu Tshi et Solie Warren (Girl Mainevent) en alternance ainsi que 3 enfants de Genève

Mise en scène, chorégraphie et conception Nina Negri 
Scénographie Neda Loncarevic, Lucie Meyer 
Composition musicale et son Boris Boublil, Mozarf 
Lumière Etienne Gaches 
Vidéo Jérôme Vernez 
Costumes Toni Teixeira 
Dramaturgie Marion Stoufflet 
Collaboratrice artistique Agathe Hazard Raboud 
Chorégraphie enfants Alex Landa Aguirreche 
Pensée-montage Clémentine Colpin 
Recherche musicale Julien Bosse, Davide De Vita 
Dramaturgie collective de plateau Coline Bardin, Piera Bellato, Prune Beuchat, Sarah Calcine, Arianna Camilli, Marion Chabloz, Cyprien Colombo, Clémentine Colpin, Susanna Dimitri, Maxime Gorbatchevky, Cécile Goussard, Arnaud Huguenin, Loic Le Manac’h, Mélina Martin, Flavia Papadaniel, Agathe Raboud, Leon David Salazar, Marion Stoufflet 
Réalisation décor Atelier de construction Théâtre de Vidy-Lausanne 
Régie plateau, lumière et direction technique Etienne Gaches 
Régie son et vidéo Jérôme Vernez 
Administration Cie AlmaVenus 
Diffusion Cie AlmaVenus 
Communication Agathe Hazard Raboud 

Production Cie AlmaVenus
Coproduction Comédie de Genève, Théâtre Vidy-Lausanne, TPR - La Chaux-de-Fonds
Soutien Loterie Romande, Ville de Lausanne, Pro Helvetia - Fondation suisse pour la culture, Fondation Nestlé pour l’Art, Fondation Ernst Göhner, Fondation Michalski pour l’écriture et la littérature, Fondation Casino Barrière, Fondation suisse des artistes interprètes
Avec l’aide de L’Oriental-Vevey, Théâtre Sevelin 36 - Lausanne, TLH - Sierre

Soutiens structurels de la compagnie, partenaires Sponsor Tessin 

Remerciements spécifiques au spectacle Marco Assennato 

http://www.almavenus.com/ninanegri.html

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