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Ne pas convenir

31 mai - 03 juin 2022 | Salle Modulable | Durée : 2h

EN FINIR  !

Lætitia Dosch & Édouard Louis

Théâtre | Accueil | Suisse

Texte d'Édouard Louis

Première à la Comédie de Genève

Spectacle de sortie du Bachelor théâtre de La Manufacture - Lausanne

La Comédie renouvelle sa collaboration avec La Manufacture - Haute école des arts de la scène en accueillant le spectacle de sa promotion sortante, mis en scène par Lætitia Dosch et Édouard Louis.

Né « Eddy Bellegueule » dans une famille ouvrière de Picardie gangrénée par la pauvreté, l’alcoolisme, l’homophobie et le racisme, Édouard Louis dénonce les ravages d’une misère sociale et intellectuelle qui étrique un horizon devenu peau de chagrin. Restituant le langage des déshérités, des alcooliques, des machos, des haineux, celui de son père, de son frère, de sa mère, ce langage de fiel qui crache sur les «pédés» et les étrangers, il fait de la violence un espace littéraire pour s’en défaire. Écrit à 21 ans, cette autofiction se dévore sans reprendre son souffle, tant l’air y manque. S’y racontent sans détour les meurtrissures de l’adolescent, son homosexualité masquée et pourquoi prendre ses jambes à son cou a été, pour lui, une issue émancipatrice. La création d’une version théâtrale avec de jeunes comédiennes et comédiens donne à cette parole contemporaine une dimension inédite.

"Terminer une école. Entrer sur la scène professionnelle. Jouer sur le plateau d’une institution. Parce que le théâtre est au présent, et que demain c’est presque déjà aujourd’hui. Parce que nous suivons — parfois de l’intérieur — la formation des jeunes acteurs et actrices. Ici, avec le texte d’un auteur qui marque notre temps. Qui dit la force sociétale et poétique de l’art. Notre plateau est le leur, welcome !" NKDM

Laetitia Dosch

Formée à La Manufacture - Haute école des arts de la scène, cette touche-à-tout déploie son talent sur les planches, le petit et le grand écran. Dans les arts scéniques, elle collabore notamment avec Marco Berrettini, La Ribot, François Gremaud, Yves-Noël Genod, Jonathan Capdevielle et Les Chiens de Navarre.

Révélée au cinéma français par des courts-métrages tels que Vilaine fille, mauvais garçon qui lui vaut le Prix d’interprétation féminine ou par Il est des nôtres primé pour la Meilleure interprétation collective, elle décroche en 2010 un premier rôle dans un long-métrage : Complices. Suivront ses interprétations inoubliables, notamment dans La bataille de Solférino (2013) de Justine Triet aux côtés de Vincent Macaigne, dans Jeune femme (2017) de Léonor Serraille pour lequel elle fait partie des nominées pour le meilleur espoir féminin, ou encore dans Nos batailles (2018) de Guillaume Senez aux côtés de Romain DurisÀ la télévision, on la retrouve dans une série diffusée sur Arte Ainsi soient-ils.  L’actrice est aussi conceptrice de spectacles intimes et iconoclastes qui transgressent les limites du convenu et du convenable. Elle y explore une forme de jeu insaisissable qui revisite la féminité avec une immense liberté.

Ses soli :
Laetitia fait péter (2010). Coécrit et mis en scène avec Anne Steffens, ce one-woman-show met le personnage de l’humoriste, double de Laetitia Dosch, sur la sellette. Que se passe-t-il si la tentative de divertissement par le rire échoue et dérape jusqu’au malaise ? Un stand-up politiquement incorrect et fougueux régulièrement repris par l’interprète.
Un album (2015). Dans ce spectacle clin d’œil à l’humoriste Zouc, créé en collaboration avec Yuval Rozman, Laetitia Dosch interprète quatre-vingts personnages inspirés par ses rencontres, lors d’un grand tour de France. Des portraits d’hommes et de femmes pris dans les griffes de notre époque ; à hurler de peur et de rire.
Hate (2018). Créé en collaboration avec Yuval Rozman, ce spectacle est en réalité un duo qui réunit Laetitia Dosch en tenue d’Ève et un cheval. Cette étrange histoire d’amour entre la femme et l’animal questionne les rapports de domination à l’œuvre dans le couple ou encore ceux que l’humain exercent sur les animaux.

Édouard Louis

À trente ans, Édouard Louis a déjà publié quatre romans, traduits dans une trentaine de langues. Tous mêlent le récit d’épreuves autobiographiques à une réflexion raffinée sur les origines de la violence ; violence homophobe, familiale, celle que les élites politiques exercent sur les classes sociales défavorisées, violence de la domination masculine. Intellectuel engagé, il intervient régulièrement dans la sphère politique aux côtés du philosophe et sociologue Geoffroy de Lagasnerie, avec qui il a notamment signé le manifeste « Intellectuels de gauche, réengagez-vous ! ».

Ses liens avec le théâtre sont étroits. Il collabore avec Stanislas Nordey, Thomas Ostermeier et enseigne à La Manufacture – Haute école des arts de la scène de Lausanne depuis 2019.

Quelques évènements-clés :
- Eddy Bellegueule change officiellement de nom et devient Édouard Louis (2013). « Édouard » est son surnom depuis le lycée, « Louis » le prénom du héros d’une pièce de Jean-Luc Lagarce intitulée Juste la fin du monde.
- Suite à la parution de Pour en finir avec Eddy Bellegueule, il reçoit le Prix Pierre Guénon contre l’homophobie et pour l’égalité des droits (2014).
Histoire de la violence (2016). À travers le récit de l’agression sexuelle dont il a été victime et des suites judiciaires de l’affaire, l’auteur revient sur son enfance, sur la vie de son agresseur, sur celle de son père. En réfléchissant l’émigration, le racisme, la misère, il essaye de comprendre ce qui s’est passé cette nuit-là pour esquisser une histoire de la violence. Édouard Louis et le metteur en scène allemand Thomas Ostermeier co-signent Au cœur de la violence, adaptation théâtrale d’Histoire de la violence. (2019)
Combats et métamorphoses d’une femme (2021). L’auteur s’adresse tour à tour à sa mère et au lecteur pour relater la vie d’une femme, par bribes. Souvenirs et conversations s’entremêlent jusqu’à constituer un puissant manifeste féministe. Ce dernier roman raconte une autre histoire d’une autre violence.

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Infos pratiques

Lieu : Salle modulable

Durée : 2h

Langue : français

Âge conseillé : 14+

Infos Covid :
Conformément aux directives du Conseil fédéral, un certificat Covid, accompagné d'une pièce d'identité, est exigé dès l'âge de 16 ans pour entrer dans le théâtre et assister aux spectacles. Le port du masque est facultatif dès l'entrée dans le bâtiment.
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Tarifs

Plein tarif : CHF 40.-
Abo JE SORS ! : CHF 30.-
Tarif réduit : CHF 25.-
AVS, AI, chômage, partenaires, Interreg, jeunes de 20 à 30 ans, adulte avec jeune de - 20 ans, Circulez!
Aux études ou en apprentissage, jeune public de - 20 ans : CHF 12.- 
Aînées et aînés, Carte 20 ans / 20 francs : CHF 10.-

Le paiement par chéquier culture est accepté à nos guichets

PONT DES ARTS

Mises en bouche : mercredi 31 mai et vendredi 3 juin

Avec Bénédicte Amsler Denogent, Délia Antonio, Angèle Arnaud, Ismaël Attia, Émilie Cavalieri, Émeric Cheseaux, Olivier Debbasch, Lou Golaz, Vivien Hebert, Alix Henzelin, Ali Lamaadli, Naïma Perlot-Lhuillier, Arcadi Radeff, Loubna Raigneau, Eliot Sidler, Étienne Tripoz

Adaptation, dramaturgie et mise en scène Lætitia Dosch et Édouard Louis
Composition musicale et régie générale Ian Lecoultre
Lumière Robin Dupuis
Administration, production, communication, presse, Marion Grossiord, Elodie Blomet
Direction technique Nicolas Berseth

Production La Manufacture - Haute école des arts de la scène - Lausanne / En collaboration avec la Comédie de Genève