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Focus Gisèle Vienne

03 - 06 fév 2021 | Centre des arts – École Internationale de Genève | Durée : 1h30

L'Étang

Gisèle Vienne

Théâtre | Coproduction | France

Co-accueil avec le Festival Antigel / Coproduction Comédie de Genève


D’après Der Teich (L’Étang) de Robert Walser


Un drame familial. Le jeune Fritz, qui se sent mal aimé par sa mère, simule un suicide pour vérifier l'amour qu'elle lui porte. L'Étang est une œuvre de jeunesse de l'auteur suisse Robert Walser, un texte qu'il avait offert à sa sœur à l'âge de vingt-quatre ans, le seul de sa carrière écrit en suisse-allemand.

Gisèle Vienne en propose une version à la fois limpide et sophistiquée. Limpide par une fidélité au texte, joué dans sa traduction française, et sophistiquée dans sa forme : les actrices Adèle Haenel et Ruth Vega Fernandez incarnent plusieurs personnages, accompagnées par quinze poupées de taille humaine.

"Quand on rencontre Gisèle Vienne, sa délicatesse et son langage précis contrastent avec les recoins secrets que ses œuvres explorent, ces replis de notre âme qu’on croyait bien planqués. Nos terrains vagues intimes, nos secrets de familles, nos limites, elle les fait siens. Son travail est un miroir, nous vous invitons à vous y regarder, vous y découvrirez son monde, sa forêt." NKDM

GISELE VIENNE

Formée à la philosophie et à l’art des marionnettes, l’artiste franco-autrichienne compare son travail à un sport de l’extrême. Elle revendique l’intensité, non pas tant de ce qu’elle donne à voir que de ce qu’elle donne à imaginer. Dans ses chorégraphies où pantins et autres poupées donnent accès à des territoires trop sombres pour des acteurs, Gisèle Vienne nous fait dialoguer avec les pulsions les plus abjectes dont est capable l’humain, sans jamais nous emprisonner dans ses abymes. Comme si révéler la part d’ombre du monde aidait à se souvenir de la lumière. L’univers de l’artiste donne aussi lieu à des expositions de ses films et photographies ou de ses marionnettes. Il est le fruit de collaborations régulières avec l’écrivain étatsunien Dennis Cooper, avec les musiciens Stephen O’Malley et Peter Rehberg, avec l’acteur Jonathan Capdevielle.

Quelques spectacles emblématiques :
Showroomdummies (2001, réécrit en 2009). Un de ses premiers spectacles, entre le vivant et l’artifice, la réalité et le fantasme, inspiré par le roman érotique La Vénus à la fourrure (1870), de Leopold Von Sacher-Masoch, l’histoire d’un homme qui s’éprend d’une statue de Vénus, et rencontre une femme qui en semble la personnification.
Jerk (2008). Dans la continuation d’un travail entamé en 2004 (I Apologize) avec l’écrivain américain Dennis Cooper, cette pièce pour un comédien manipulateur – Johnathan Capdevielle – met en scène un serial killer qui rejoue avec des poupées et une peluche de panda les meurtres d’adolescents qu’il a perpétrés.
The Ventriloquists Convention (2015). Quoi de plus troublant qu’une réunion de ventriloques ? Gisèle Vienne et Dennis Cooper imaginent l’événement, qui a réellement lieu chaque année dans le Kentucky, tant du côté des marionnettes que de leurs manipulateurs.

ROBERT WALSER

Tout lui était écriture et cette écriture, d’une virtuosité sans emphase, malicieuse autant que jubilatoire, semble donner aujourd’hui encore à ses lecteurs accès à tout, ou presque. Ce Biennois, né en 1878, dont les divers métiers ne furent guère qu’alimentaires pour lui donner le temps du récit et de la poésie, a rencontré le succès à Berlin avant de revenir en son pays, fragilisé par des états dépressionnaires. Il écrira encore quelques temps avant d’être interné à l’établissement psychiatrique de la Waldau en 1929, puis en 1933 à Hérisau où il demeurera jusqu’à sa mort en 1956.

Quelques textes emblématiques :
Les Enfants Tanner (1907). Un des trois livres, avec Le Commis et L’Institut Benjamenta, écrits à Berlin. On y suit dans ses réflexions un jeune homme qui fuit la vie courante pour ne pas se laisser enfermer dans les sentiers battus de l’existence.
La Promenade (1917). Un art poétique de la déambulation.
Microgrammes (1921-1928). On en expose parfois des pages, tant l’écriture de ces années-là – « le territoire du crayon » – est minuscule. On l’a souvent crû illisible, mais on y a finalement trouvé des trésors de poésie, et un roman, Le Brigand, étrange autoportrait faussement distancié.

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Horaires, tarifs et réservations sur le site du Festival Antigel dès le 08.12.20 : www.antigel.ch

Infos pratiques

Ce spectacle a lieu dans le cadre du Festival Antigel


Langue : français
Durée : 1h30
Âge conseillé : 14+

 

Avec : Adèle Haenel, Ruth Vega Fernandez

Conception, mise en scène, scénographie et dramaturgie : Gisèle Vienne
Texte : Robert Walser
Traduction française : Lucie Taïeb
Direction musicale : Stephen F. O'Malley
Musique originale : Stephen F. O’Malley, François J. Bonnet
Lumière : Yves Godin

Production : DACM Compagnie Gisèle Vienne
Coproduction : Nanterre-Amandiers - Centre dramatique national, Théâtre national de Bretagne - Rennes, Le Maillon - Théâtre de Strasbourg - Scène européenne, Fonds Transfabrik - Fonds franco-allemand pour le spectacle vivant, Comédie de Genève, Holland Festival, Ruhrtriennale, Münchner Kammerspiele, Le Manège - Scène nationale de Reims, Centre Culturel André Malraux - Vandœuvre-lès-Nancy, MC2 : Grenoble, TANDEM - Scène nationale, Kaserne Basel, La Filature - Scène nationale de Mulhouse, Festival d’Automne à Paris, Théâtre Garonne - Scène européenne - Toulouse, CCN2 - Centre chorégraphique national de Grenoble, International Summer Festival Kampnagel Hamburg, BIT Teatergarasjen - Bergen
Soutien : La Colline - Théâtre national, CN D Centre national de la danse
Avec l’aide de : Point Éphémère - Paris, Playroom - SMEM - Fribourg


Traduction française Lucie Taïeb, à partir de la traduction allemande de Händl Klaus et Raphael Urweider (éd. Suhrkamp Verlag, 2014)
 

Regard extérieur : Dennis Cooper, Anja Rottgerkamp
Décor et accessoires : Gisèle Vienne, Camille Queval, Guillaume Dumont
Collaboration à la scénographie : Maroussia Vaes
Costumes : Gisèle Vienne, Camille Queval, Pauline Jakobiak
Conception des poupées : Gisèle Vienne
Création des poupées : Raphaël Rubbens, Dorothéa Vienne-Pollak, Gisèle Vienne en collaboration avec le Théâtre National de Bretagne - Rennes
Maquillage et perruques : Mélanie Gerbeaux
Fabrication du décor : Nanterre-Amandiers - Centre dramatique national
Assistanat en tournée : Sophie Demeyer
Régie son : Adrien Michel, Mareike Trillhaas
Régie plateau : Antoine Hordé
Régie lumière : Samuel Dosière, Iannis Japiot
Administration : Etienne Hunsinger, Giovanna Rua
Production / Diffusion : Alma Office / Anne-Lise Gobin, Alix Sarrade, Andrea Kerr, Camille Queval
Direction technique : Richard Pierre


Pièce créée en collaboration avec Kerstin Daley-Baradel


Soutiens structurels de la compagnie, partenaires :  DACM / Compagnie Gisèle Vienne est conventionnée par le Ministère de la culture et de la communication – DRAC Grand Est, la Région Grand Est et la Ville de Strasbourg.
La compagnie reçoit le soutien régulier de l’Institut français pour ses tournées à l’étranger.
Gisèle Vienne est artiste associée à Nanterre-Amandiers - Centre dramatique national et au Théâtre National de Bretagne - Rennes

Remerciements : Etienne Bideau-Rey, Nelson Canart, Patric Chiha, Zac Farley, Jean-Paul Vienne


https://www.g-v.fr/fr/

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