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04 > 09 avril 2017

Où en est la nuit ?

d’après « Macbeth »
de William Shakespeare
mise en scène Guillaume Béguin

Macbeth, chef d’armée, revient triomphant du champ de bataille. Trois sorcières croisent sa route. Leurs prédictions – et notamment celle selon laquelle il usurpera la couronne – déclenchent en lui une série d’images et de visions dont les conséquences seront terribles.

Pour le metteur en scène Guillaume Béguin – qui propose ici une adaptation libre de l’œuvre de Shakespeare –, Macbeth n’est ni une victime, ni le jouet de ses hallucinations : il en est le créateur. Il est le premier homme à comprendre le pouvoir des images et de leur mise en scène. Le premier à comprendre qu’elles peuvent changer le monde, lui donner une facture nouvelle.

Notre époque est à un point de basculement : nous voyons la représentation du monde prendre, progressivement, la place du monde.

Il y a dès lors urgence à évoquer ce moment de l’histoire de l’humanité où l’on a appris à fabriquer des images, à s’en servir comme des forces vives ou des forces noires. Urgence à revenir à ce moment où, à la question « Où en est la nuit ? », l’on pouvait répondre : « Elle lutte encore avec le jour ». 

Macbeth, vraisemblablement écrite vers 1606, est considérée comme l’une des grandes tragédies de la maturité de William Shakespeare (1564-1616). Elle a été montée en version originale ou en adaptation par les metteurs en scène les plus prestigieux, dont Georges Pitoëff, Jean Vilar, Pina Bausch, Jean-Pierre Vincent, Matthias Langhoff, Ariane Mnouchkine.

Guillaume Béguin, né à La Chaux-de-Fonds, diplômé du Conservatoire de Lausanne, est comédien, metteur en scène, fondateur de la Compagnie de nuit comme de jour. Il a notamment créé Le Baiser et la morsure (2013-2015), Le Théâtre sauvage (2015), Villa Dolorosa et Extase et Quotidien de Rebekka Kricheldorf tout récemment au Poche /GVE.

Autour du spectacle

Conférence de Charles Méla le samedi 08 avril 2017 à 11h

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Dossier pédagogique - Où en est la nuit ?

Macbeth, chef d’armée, revient triomphant du champ de bataille. Trois sorcières croisent sa route. Leurs prédictions – et notamment celle selon laquelle il usurpera la couronne – déclenchent en lui une série d’images et de visions dont les conséquences seront terribles.

Pour le metteur en scène Guillaume Béguin – qui propose ici une adaptation libre de l’œuvre de Shakespeare – Macbeth n’est ni une victime, ni le jouet de ses hallucinations : il en est le créateur. Il est le premier homme à comprendre le pouvoir des images et de leur mise en scène. Le premier à comprendre qu’elles peuvent changer le monde, lui donner une facture nouvelle.

« Il va comprendre, si l’on fait une comparaison avec notre époque, que pour devenir président de la République, il faut tout d’abord pénétrer l’esprit des électeurs en les matraquant de sa présence télévisuelle " présidentiable ". Cela peut passer par la répétition inlassable des mots " Moi, président de la République, … ". Cela peut passer par le contrôle médiatique assidu d’une stature présidentielle. Peu importe : il faut d’abord faire croire que l’on pourrait devenir, pour espérer être un jour. Il faut d’abord exister sous la forme d’une représentation mentale avant d’exister pour de vrai. » Guillaume Béguin

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matières : anglais, français, théâtre
thématiques : une pièce politique, la prédestination, la violence, le meurtre, l’illusion, le déni de la réalité, la manipulation de la réalité, la terreur, le surnaturel, l’ambition, les conspirations, le pouvoir du langage, la culpabilité, l’ordre et le désordre
en résonance : la violence dans La Boucherie de Job, Iphigénie en Tauride, Antigone
activités pédagogiques : dossier d’accompagnement pédagogique, présentation du spectacle en classe, visite du théâtre, rencontre avec l’équipe artistique, ateliers jeu

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HORAIRES

mardi, mercredi, jeudi, samedi à 19h
vendredi à 20h
dimanche à 17h

DURÉE

2h45 (sans entracte)

mise en scène et adaptation : Guillaume Béguin
avec : Véronique Alain, Julie Cloux, Caroline Gasser, Maxime Gorbatchevsky, Jean-Louis Johannides, Cédric Leproust, Julia Perazzini, Matteo Zimmermann, et Adèle Bochatay ou Robin Ventura en alternance
traduction : Jean-Michel Départs, Jean-Louis Backès, Jean-François Peyret, Régis Boyer
dramaturgie : Michèle Pralong
scénographie : Sylvie Kleiber
lumière : Colin Legras
musique : Christian Garcia
costumes : Zouzou Leyens
perruques et maquillage : Cécile Kretschmar, assistée de Malika Stähli
vidéo : Gabriel Bonnefoy, Laurent Schaer, Sylvain Marco Froidevaux, en collaboration avec Inès Berdugo, Noemi Castella, Fanny Desarzens et Audrey Leuba, étudiantes à la HEAD – Genève / Département Arts visuels
assistanat à la mise en scène : Guillaume Cayet, Emma Pluyaut-Biwer
régie générale : Laurent Schaer
régie lumière : Julien Brun
régie son : Benjamin Favennec
régie plateau : Valérie Oberson
couture : Dominique Chauvin, Isabelle Airaud
réalisation du décor : Ateliers du Théâtre de Vidy
training acteurs : Piera Honegger
administration : Laure Chapel - Pâquis Production
diffusion : Delphine Prouteau

production : Compagnie de nuit comme de jour
coproduction : Théâtre de Vidy / Comédie de Genève
avec le soutien de : Canton de Vaud / Loterie Romande / ProHelvetia - Fondation suisse pour la culture / Fondation Hans Wilsdorf / Pour-cent culturel Migros / Fondation Leenaards

La Compagnie de nuit comme de jour est au bénéfice du contrat de confiance 2014-2017 de la Ville de Lausanne.