Journal

Tuer le père

16 - 18 déc 2022 | Grande salle | Durée : 3h20

Les Frères Karamazov

SYLVAIN CREUZEVAULT / D’après Fedor Dostoïevski

Accueil | Théâtre | France

Alertes emails

Rien n'est perdu

Inscrivez-vous à nos alertes emails.

D’après Les Frères Karamazov de Fedor Dostoïevski

Une fresque brillante, drôle, désespérée, et jouissive : Sylvain Creuzevault taille dans ce monument de la littérature mondiale, Les Frères Karamazov, dernier roman de Dostoïevski, pour en extraire avec jubilation les thèmes existentiels – la culpabilité, le mal, Dieu et l’athéisme, la révolution sociale – sur un ton qui emprunte à l’humour farcesque. Il exhume l’esprit théâtral de cette histoire de famille dont Jean Genet disait qu’elle était «une farce, une bouffonnerie à la fois énorme et mesquine».

Un spectacle qui dit les bruits du monde mais surtout la joie pure et ludique et généreuse du théâtre.

« Nous avons une scène pour voir grand. Et même au-delà des murs. Dans le dédale des 1300 pages du roman. Pour cela, il faut un metteur en scène qui lui aussi ne craint pas de plonger dans l’immensité de cette œuvre. Et d’entraîner avec lui une équipe chargée des combats et violences et contradictions qui la traversent. On y rit beaucoup, aussi. Un grand spectacle, dans tous les sens du terme, pour visiter notre grand plateau jusqu’aux abîmes. » NKDM

 

SYLVAIN CREUZEVAULT

Cofondateur de la compagnie D’ores et déjà avec Arthur Igual, Damien Mongin et Louis Garrel, Sylvain Creuzevault met en scène des textes, mais travaille aussi à partir de thèmes et d’improvisations.

Après avoir monté Brecht, Mayenburg, Heiner Müller, il crée Le Capital et son singe en 2014, spectacle inspiré par Le Capital de Karl Marx. Depuis 2016, Sylvain Creuzevault est artiste associé à l’Odéon-Théâtre de l’Europe.

Littéralement possédé par Dostoïevski, il adapte Les Démons en 2018, dans une version limpide, servie par un jeu propice à tisser une complicité étroite entre les artistes et le public. En « fissurant le sacré » comme il dit, Sylvain Creuzevault permet à l’humanité de jaillir par la faille, dans toutes ses contradictions.

Il retrouve Dostoïevski en 2019 avec L’Adolescent. Le romancier russe lui inspire également Le Grand Inquisiteur, présenté à l’Odéon en 2020.

Artiste engagé, il fonde en 2021 les Conseils Arlequins, École du Parti, une école centrée sur la formation des actrices et acteurs dont le programme pédagogique s’inspire de L’Esthétique de la résistance de Peter Weiss. Les premiers travaux seront présentés au cours de la saison 2022-2023.

En tant que comédien, Sylvain Creuzevault travaille notamment sous la direction d’Emmanuel Demarcy-Motta, Lionel Gonzàlez et Bernard Salva. Au cinéma, on le retrouve dans La Clef de Guillaume Nicloux, dans Les Amants réguliers de Philippe Garrel et dans plusieurs courts-métrages.

FEDOR DOSTOÏEVSKI

Maître du roman russe, l’écrivain né en 1821 à Moscou est condamné à mort en 1849 pour son appartenance à une société secrète anti-tsariste. Au moment précis où la sentence va être exécutée, elle est commuée en 8 années de bagne. Dans ses Souvenirs de la maison des morts, Dostoïevski relate cette expérience extrêmement formatrice en Sibérie parmi les prisonniers. Il y côtoie toutes sortes d’individus, souvent issus des classes les plus miséreuses de la société russe, et prend pleinement conscience de la dure réalité de ces « pauvres gens » qu’il décrit dans ses premiers récits et romans.

Victime d’une passion dévorante pour les jeux d’argent, Dostoïevski passe près de dix années à l’étranger, notamment à Genève, à se plaindre de la météo et du maigre soutien financier que lui accordent proches et éditeurs. Sa mauvaise humeur et ses désillusions ne l’empêchent pas d’écrire, bien au contraire : Les Carnets du sous-sol (1864) constituent un tournant dans sa carrière, annonçant les profonds questionnements existentiels qui traversent les cinq grands romans par lesquels Dostoïevski achève son œuvre.

L’ultime roman, Les Frères Karamazov (1880), pose avec une acuité nouvelle la question de la liberté individuelle, de la responsabilité morale et de la foi, dans une intrigue digne des meilleurs romans policiers. 

more

Infos pratiques

Lieu Grande salle

Durée 3h20 entracte compris (1h45 / entracte 20 min / 1h10) 

Langue français

Âge conseillé 12+

Tarifs

Plein tarif CHF 40.-
Abonné·es d'autres théâtres, Personne accompagnant un ou une jeune de moins de 20 ans CHF 32.-
AVS, AI, Chômage, abonné·es Grand Théâtre de Genève CHF 25.-
Jeune de moins de 25 ans CHF 20.-
Corps étudiant ou apprenti CHF 12.-
Clubs aînés, Carte 20ans20francs 
CHF 10.-

Le paiement par chéquier culture est accepté à nos guichets.

Profitez des tarifs plus avantageux de notre abo Je sors !

PONT DES ARTS

Mise en bouche le vendredi 16 décembre

Bord plateau le samedi 17 décembre, après la représentation

avec

Nicolas Bouchaud Fiodor Karamazov, père Païssy, l’avocat Fétioukovitch
Sylvain Creuzevault Ivan Karamazov
Servane Ducorps mère Iossif, Grouchenka, Mamounette
Vladislav Galard Dmitri Karamazov, un prêtre, Madame Khokhlakova, Ilioucha
Arthur Igual Alexeï Karamazov (Aliocha)
Sava Lolov le Starets Zossima, le Polonais, le procureur
Frédéric Noaille Snéguiriov, Rakitine
Blanche Ripoche une moniale, Katérina Ivanovna, Pavel Smerdiakov
Sylvain Sounier un moine, Piotr, le policier Kolia

Et avec Sylvaine Hélary, Antonin Rayon (musiciens)

D’après Les Frères Karamazov de Fedor Dostoïevski
Adaptation et mise en scène Sylvain Creuzevault
Traduction française André Markowicz
Scénographie Jean-Baptiste Bellon
Composition musicale Sylvaine Hélary, Antonin Rayon
Son et régie générale Michaël Schaller
Lumière Vyara Stefanova
Régie lumière Jacques Grislin
Vidéo Valentin Dabbadie
Costumes Gwendoline Bouget
Masques Loïc Nébréda
Maquillage et coiffure Mityl Brimeur
Dramaturgie Julien Allavena
Administration de tournée Anne-Lise Roustan
Production et diffusion Élodie Régibier

Production Le Singe
Coproduction Odéon-Théâtre de l’Europe - Paris, Festival d’Automne à Paris, Théâtre national de Strasbourg, L’Empreinte - Scène nationale Brive-Tulle, Théâtre des 13 vents - Centre dramatique national de Montpellier, Théâtre de l’Union - Centre dramatique national de Limoges, La Coursive - Scène nationale de La Rochelle, Bonlieu - Scène nationale d’Annecy
Soutien OARA - Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine

La compagnie est soutenue par le ministère de la Culture / DRAC Nouvelle-Aquitaine

Les Frères Karamazov de Fedor Dostoïevski, traduction André Markowicz, est publié aux éditions Actes Sud, 2002

 

« Que l’on rie avec Les Frères Karamazov n’est pas la moindre vertu du spectacle, qui offre le plaisir rare de voir une pensée réellement incarnée. » Le Monde
 
« Un grand moment jubilatoire.» Le Figaro
 
« Sylvain Creuzevault excelle à souligner la versatilité des personnages et l’extrême ambiguïté des discours.» Libération
 
« Quatre heures (entracte compris) d’un tourbillon d’émotions fortes.» Les trois coups
 
« Un magistral Les Frères Karamazov qui offre une véritable leçon scénique et dramaturgique, subtile, fluide et drôle.» IOgazette
 
« Sylvain Creuzevault fait virevolter ces âmes écartelées, suscite l’empathie et crée de beaux portraits. » Lesinrocks
 
« Le metteur en scène adapte avec une intelligence rare, une impeccable maîtrise et une certaine forme de sagesse le dernier chef d’œuvre de Dostoïevski. » Sceneweb

Médias
Journal